Davide a contribué à la création de plus de 100 disques, notamment pour Alessia Labate, Amistat, Tamta, Ronnie Flex, Supa Dupa, ATN SOUL & NOAMLE, Elle Hollis.
Interview
Davide, comment définiriez-vous votre métier ?
Je suis ingénieur d’enregistrement, de mixage et de mastering. Je vois mon rôle comme très proche de celui d’un producteur, mais centré sur le son lui-même. Ce métier est devenu difficile aujourd’hui, presque polémique. La nouvelle génération d’artistes crée une musique formidable par elle-même, à un rythme très rapide, mais a perdu l’intérêt et la culture de la qualité sonore. D’après mon expérience, ils savent très rarement faire sonner correctement ce qu’ils font. Je crois encore que connaître ses outils et tout leur potentiel est la bonne voie, mais il faut aussi comprendre et accompagner les artistes et concrétiser leur vision sonore. Heureusement, le matériel et les outils que nous utilisons sont devenus de plus en plus fiables : on passe donc moins de temps à réparer des choses et à faire fonctionner le tout, et davantage à la création et au façonnage du son.
Quel rôle l’écoute de la musique joue-t-elle dans votre vie ?
Écouter de la musique est évidemment une part essentielle de mon métier, au point qu’il en devient difficile de prendre encore plaisir à une écoute décontractée. Je n’ai pas beaucoup de temps pour ça, mais quand je le fais, j’aime écouter de la musique avec mon téléphone et des écouteurs, car cela me donne un ressenti réaliste de la façon dont elle est consommée, dehors, par des gens « normaux ». La perspective est vraiment importante pour moi. J’écoute aussi tout mon travail de cette manière, en cherchant des aspects que je peux améliorer. Je reste curieux des nouveaux sons et styles, que j’apporte au studio quand je me mets au travail. Mes playlists comportent surtout du jazz ou du rock, de Rohey, Robert Glasper, Hiatus Kaiyote, James Blake ou Hans Zimmer.
« J’ai tout de suite adoré. Le son était si bon que même Tidal sonnait mieux avec Audirvāna. »
Quelle attention portez-vous à la qualité sonore ?
La qualité sonore est primordiale pour moi. Même si je sais que la majorité des gens écouteront mon travail sur de petits systèmes au son médiocre, je dois pouvoir écouter très précisément ce que je fais ici, au studio, afin de comprendre aussi quelles sont les exigences de mes clients. Étant donné l’incroyable quantité et variété d’outils dont nous disposons aujourd’hui, je pense qu’il est important de ne sélectionner que ceux qui préservent et maximisent la qualité sonore.
Je ne suis pas du tout un snob de l’audio, mais j’ai des exigences très précises lorsque j’effectue un traitement audio critique. C’est pourquoi je prête une grande attention à chaque aspect de la chaîne audio : de la conversion aux câbles, en passant par un monitoring précis et, bien sûr, le logiciel de lecture.
Depuis combien de temps utilisez-vous AudirvĀna ? Qu’avez-vous pensé en le découvrant ?
Cela m’agaçait vraiment de ne jamais retrouver le même son après avoir exporté quelque chose depuis Pro Tools. L’export n’avait tout simplement pas la même qualité audio que ce que je monitorais en travaillant dans le DAW, probablement à cause de divers artefacts de dithering et de quantification introduits pendant la lecture. Il y a un ressenti plus sombre, des problèmes de jitter et un mauvais rendu des transitoires. J’ai tout essayé pour résoudre ce problème, du lecteur d’origine d’OSX (la barre d’espace) à d’autres applications dédiées comme Amarra. Il y a environ cinq mois, je naviguais en ligne pour tenter de trouver une solution quand j’ai découvert Audirvāna. J’ai tout de suite adoré. Le son était si bon que même Tidal sonnait mieux avec Audirvāna. C’est un excellent outil pour la lecture de musique, car il est vraiment fidèle à ce que j’entends quand je mixe ou masterise, et on a l’impression que rien n’est compromis. Je suis vraiment satisfait de sa flexibilité et de ses fonctions spécifiques : Audirvāna s’intègre parfaitement à mon flux de travail. Par exemple : la fonction d’arrêt en un clic libère le DAC et permet à Pro Tools de prendre le relais ; ou le limiteur de fréquence d’échantillonnage, très utile pour comparer un morceau de référence tout en le monitorant à la même résolution que le projet en cours.
En parlez-vous autour de vous ?
Oui. J’aime le faire et parler des choses auxquelles je tiens. Je le recommande donc à tout le monde. Du moins à ceux, autour de moi, que ce sujet intéresse et concerne.
Quelles sont vos passions en dehors de la musique ?
Je suis aussi photographe. Quand je travaille, j’utilise mes oreilles pour exprimer ma créativité, mais j’adore aussi l’exprimer avec mes yeux en prenant des photos. Cela me fait du bien.
